Biographie

Ludger

Que de chemin parcouru depuis le milieu des années 80 alors que LUDGER, 10 ans, a commencé à vouloir imiter son grand frère "cool" parce que ce dernier grattait quelques notes d'une mélodie de Kiss sur sa guitare. Quelques mois ont passé avant que le grand frère abandonne la guitare en question. Il n’en fallait pas plus pour que LUDGER se l’approprie et se mette à pratiquer sérieusement pendant des années en accompagnant sur disques Metallica, Megadeath, Anthrax, Slayer et autres.

Il abandonne ce répertoire à l’âge de 15 ans.

 

J'ai complètement changé de gang, c'était l'arrivée des hair's bands, Motley Crue, Skid Row, Faster PussyCats, Black Crowes et Bon Jovi. L'atmosphère était plus joyeuse. Les têtes de morts avec du feu avaient été remplacées par des filles qui accompagnaient des rock stars en limousine, beaucoup plus interessant a 15 ans.

Le secondaire terminé, il quitte son Sept-Îles natal pour venir étudier à Montréal au cégep St-Laurent en musique. «J'ai alors troqué la guitare pour la base et j’ai joué pour une multitude de groupes de glam-rock pour ensuite former mon propre groupe de rock francophone, Les 102 lunes.» à court de chanteur, il enfourche le micro et commence alors à chanter ses propres compositions.

Il lâche le cégep en 1994 pour suivre une formation en "Conception sonore assistée par ordinateur" à l’Institut Trebas. «J'ai commencé alors à m'intéresser au travail de studio et à la réalisation. Ça ma ouvert les yeux et les oreilles sur un univers musical des plus vaste. Je décortiquais tous les styles de musique pour mieux les comprendre. Du funk au techno, en passant par le reggae, le yéyé, le métal, le rap, le latin... tout pouvait être mixé.»

Quatre années plus tard, il retourne à Sept-Îles et il forme avec ses chums d’enfance une nouvelle formation "Balzac et moi". Influencé par les groupes comme Pearl Jam, Nirvana, Soundgarden, STP, le répertoire de ''Balzac et moi'' est constitué uniquement de matériel original. Du rock simple mais efficace. Il parcoure la province et participe à plusieurs concours d’envergure. «Mais à la fin des années 90 mon engouement et mon désir de faire des arrangements techno avec mon ordinateur et des échantillonnages ne cadrait plus avec les plans du band.»

En faisant "le ménage de son ordi" au tout début du nouveau millénaire, LUDGER se consacre à la musique qui le branche vraiment. Exit le techno, le rock n roll serait dorénavant à la base de tout. Pour se donner un son bien à lui, il triture le rock et y accole des arrangements world-beat. «J'utilisais un drum machine pour les beats et je jouais - et je me perfectionnais - de tous les instruments.» Mais le hasard fait qu’une de ses chansons a saveur techno - "Mickey trompe le monde" - se retrouve sur les ondes des radios communautaires et universitaires montréalaises. Vincent Martineau, animateur de l’émission « Bande-à-part » le contacte et lui propose de s’inscrire au concours "Les Francouvertes".

Sans musiciens, j'ai dû compter sur mes chums de longue date du groupe Karkwa pour m'accompagner dans ce périple. Pendant 2 mois j'ai fais l’aller-retour Montréal - Sept-Îles a toutes les fins de semaines pour venir pratiquer avec le band.

Mieux préparé et toujours accompagné des mêmes musiciens, il participe, quelques mois plus tard, au concours Polliwog et remporte cette fois-ci la première place de l’édition 2001. C’est alors qu’une de ses chansons, "Arturo Gatti" se retrouve sur le palmarès de la station montréalaise COOL-FM. LUDGER produit son premier disque, "Ouvert au Boutte" qui sortira en 2004 sur étiquette Tribal. Plusieurs spectacles s’enchainent dont un spectacle au Spectrum de Montreal pour les Francofolies.

En 2005, il déménage une fois de plus de la Côte-Nord pour revenir vivre à Montréal. «Montréal m'a vraiment changé en tant qu'artiste. J'ai vu une multitude de spectacles d'artiste qui me branchaient et qui me donnaient pleins d’idées, toutes très différentes du trip Polliwog. Influencé par mes idoles (Beck, Trent Reznor, Dust Brother), je me suis enfermé dans mon bunker de la rue Victoria, soudé a mon ordi jour et nuit à composer, trafiquer et manipuler toutes sortes d'échantillonnages et de riffs originaux.»

Son deuxième album, "Le motel des astronautes" est lancé le 17 juillet 2007. Ludger remporte un succès radiophonique monstre avec la chanson "Los Mosquitos" et fait quelques prestations télévisés tel que Bon baiser de France a Radio-Canada. Il parcourt le Québec avec son nouveau band pendant l’année suivante.

En 2009, Ludger revient sur sa Côte-Nord natale et décide d’y rester. «J’avais appris tout ce que je voulais de Montréal, je pouvais enfin rentrer chez nous.»

En 2010 Ludger commence le projet "Génération Terroriste". Un projet ambitieux qui prévoit la construction de son propre studio d’enregistrement ainsi que l’organisation de sa propre Compagnie de disque: YAKA Inc.

Après 2 ans dont plusieurs nuits blanches à passer dans son studio, Ludger est enfin prêt à lancer son 3e album qui s’intitulera "Génération Terroriste" qui sera lancé en août 2012. Le premier extrait radio proposé "Je tire le Dj" aura surement l’effet d’une bombe…

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